L’importance de choisir la bonne solution GED
Choisir une solution de Gestion Électronique de Documents (GED) n’est pas une simple décision technique, c’est un choix stratégique qui impacte la productivité, la sécurité et la pérennité de l’entreprise. Bien au-delà de la numérisation des documents papier, une GED moderne est le cœur d’un écosystème d’information, facilitant l’accès, la gestion et la collaboration autour de données essentielles. L’objectif n’est pas de tout stocker, mais de rendre l’information accessible et exploitable par les bonnes personnes, au bon moment.
Une bonne solution de GED transforme les flux de travail. Au lieu de perdre du temps à chercher des documents dans des dossiers physiques ou des arborescences complexes sur un serveur, les collaborateurs peuvent y accéder instantanément grâce à des moteurs de recherche performants. Les processus manuels, comme la signature de contrats ou la validation de factures, sont automatisés via des workflows. Ce gain de temps permet aux équipes de se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée, augmentant ainsi l’efficacité globale de l’entreprise.
Évaluation des besoins spécifiques de l’entreprise
1. Identifier les types de documents et leurs volumes
La première étape consiste à faire l’inventaire exhaustif des documents gérés au quotidien. Il ne suffit pas de lister les « factures et contrats » : il faut plonger dans le détail. Identifiez précisément les types de flux (bons de commande, fiches de paie, rapports de projet) et quantifiez les volumes.
- Combien de factures recevez-vous chaque jour ?
- Quel est le volume d’archives papier à numériser ?
Cette estimation est fondamentale pour dimensionner votre future solution de GED. L’approche diffère radicalement selon que l’on traite 100 ou 10 000 documents par jour. C’est aussi le moment d’identifier les points de friction : documents égarés, délais de validation excessifs ou saturation des espaces de stockage physique.
Une fois ce constat établi, place à la projection : quels sont vos objectifs prioritaires ?
- Réduire les coûts en vous passant du papier ?
- Gagner en productivité via l’automatisation du classement ?
- Renforcer la sécurité et faciliter le travail collaboratif entre sites distants ?
Ces objectifs seront la boussole qui va guider le choix des fonctionnalités et l’orientation du projet.
Après avoir défini les objectifs, vous pouvez dresser la liste des fonctionnalités techniques dont vous avez réellement besoin. Cette liste sera le socle du cahier des charges.
- Avez-vous besoin d’une reconnaissance optique de caractères (OCR) pour une lecture automatique ?
- D’une recherche « plein texte » pour un accès instantané à l’information ?
- De workflows de validation pour fluidifier les circuits d’approbation ?
L’essentiel est de se concentrer sur les besoins réels pour éviter une solution inutilement complexe. Pour cela, impliquez les futurs utilisateurs : ils sont les mieux placés pour décrire les réalités du terrain.
En résumé : analysez l’existant, fixez des objectifs clairs et traduisez-les en fonctionnalités précises. C’est la clé pour transformer votre GED en un véritable levier de performance.
2. Analyser les processus métiers et les flux de travail
L’analyse des processus métiers et des flux de travail est l’étape la plus stratégique et fondamentale dans un projet de GED (Gestion Électronique des Documents). Elle permet de passer d’un simple projet de classement de documents à une véritable optimisation du travail, en préparant le terrain pour la mise en place d’un système de gestion des processus (BPM). Vous trouverez les différentes étapes ci-contre.
En somme, l’analyse des processus métiers est ce qui permet de s’assurer que la GED ne sera pas seulement une base de données, mais un socle documentaire essentiel, dont les documents seront utilisés par le BPM pour être un véritable moteur d’efficacité pour l’ensemble de l’entreprise.

3. Définir le budget et les objectifs stratégiques
C’est l’étape qui fait passer le projet de l’idée à la réalité, en le cadrant financièrement et stratégiquement. C’est essentiel pour s’assurer que l’entreprise aura un réel retour sur investissement et qu’il est aligné avec la vision de l’entreprise.
Pour qu’un projet de GED soit un succès, il ne suffit pas de trouver une solution qui fonctionne : il faut qu’elle soit financièrement viable et qu’elle serve les objectifs de l’entreprise. Il est crucial de voir au-delà du simple prix d’achat ou de l’abonnement mensuel.
| Pilier de réussite | Éléments clés à surveiller | Exemples concrets & Objectifs |
| Maîtrise du TCO (Coût Total de Possession) | Anticiper l’ensemble des dépenses, au-delà de l’achat initial. | – Intégration (API, connecteurs CRM/ERP). – Formation des utilisateurs. – Maintenance et support technique |
| Mesure de la Performance | Transformer des intentions floues en indicateurs chiffrés (KPI). | – Réduire de 40% le temps de traitement des factures. – Atteindre 100% de conformité RGPD via la centralisation |
| Vision Stratégique | Assurer l’évolutivité et l’intégration à l’écosystème numérique. | – Compatibilité avec le télétravail. – Capacité à absorber la croissance (nouveaux bureaux, volume de données) |
En intégrant ces aspects financiers et stratégiques, l’entreprise s’assure que sa future GED sera un investissement pérenne et un moteur de croissance, et non un simple outil de gestion des documents.
| Découvrez-en plus sur la GED |
Comparaison des logiciels disponibles sur le marché
1. Évaluation des éditeurs et de leur support
Hyland for Alfresco
Hyland, qui a acquis Alfresco, est une solution conçue pour les grandes entreprises ayant des besoins complexes en gestion de contenu et en automatisation des processus. Sa force réside dans sa grande puissance et sa flexibilité, héritée de son modèle « open source ». Cela permet une personnalisation très poussée pour répondre à des besoins métiers spécifiques, mais rend aussi la mise en œuvre et la gestion plus complexes. Si vous cherchez une solution robuste capable de gérer de très gros volumes de documents et de répondre à des exigences de gouvernance strictes, Alfresco est une option très solide.
IBM
Avec des produits comme FileNet Content Manager, IBM est un acteur historique du marché de la GED. Ses solutions sont principalement destinées aux très grandes entreprises, comme les banques et les assurances, qui doivent gérer des volumes massifs de documents et des transactions critiques à l’échelle industrielle. La principale force d’IBM est sa fiabilité et sa capacité à gérer des milliards de documents en toute sécurité, avec des fonctionnalités avancées pour la conformité et l’audit. L’intégration avec son vaste écosystème de logiciels d’entreprise est un autre atout majeur.
Box
Box se distingue comme une solution leader dans le domaine du partage de fichiers et de la collaboration. Axée sur le cloud, elle séduit les entreprises qui recherchent une solution simple et rapide à déployer, sans les contraintes d’une installation physique. Son interface est extrêmement intuitive, ce qui facilite l’adoption par les utilisateurs et réduit le besoin de formation. Box est particulièrement performant pour le travail collaboratif, le partage sécurisé de documents et la gestion des versions.
FlowerDocs by Uxopian
FlowerDocs est une solution française qui se positionne comme un outil agile et orienté utilisateur. L’objectif principal de ce logiciel est de moderniser l’expérience de gestion documentaire en offrant une interface très ergonomique et une grande facilité d’utilisation. Sa force réside dans sa flexibilité, qui permet de créer rapidement des applications métier sans coder, et dans sa capacité à se connecter facilement à des systèmes existants comme ceux d’IBM ou d’Alfresco. Cela en fait un choix pertinent pour les entreprises qui souhaitent moderniser l’accès à leurs documents et optimiser leurs processus sans migrer l’ensemble de leur base de données.
Pour vous aider à choisir la solution qui vous conviendra le mieux, Arondor vous accompagne de A à Z dans vos projets !
2. Solutions On-Premise vs. Cloud (SaaS)
| Modèle | Avantages (Points Forts) | Inconvénients (Points Faibles) |
| On-Premise – Installation locale sur les serveurs de l’entreprise. | – Contrôle total des données. – Personnalisation extrême. – Sécurité souveraine (Banque, Défense) |
-Coûts initiaux très élevés. – Maintenance et mises à jour complexes. – Accès nomade difficile. |
| Cloud (SaaS) – Logiciel hébergé et géré par le fournisseur (via Internet) | – Coûts initiaux réduits (abonnement). – Scalabilité et flexibilité immédiates. – Mises à jour automatiques. |
– Dépendance envers le fournisseur. – Personnalisation parfois limitée. – Nécessite une connexion internet. |
| Hybride – Mix entre serveurs internes et services Cloud | – Souplesse du Cloud pour le quotidien. – Sécurité de l’On-Premise pour le sensible. – Équilibre sur mesure. |
– Architecture plus complexe à gérer. – Nécessite une synchronisation parfaite. |
Les éditeurs que nous avons vus précédemment se positionnent différemment sur ces modèles.
Hyland for Alfresco se situe historiquement sur le modèle On-Premise, mais a fortement évolué pour proposer des offres Cloud complètes. La flexibilité de son architecture permet de le déployer aussi bien en interne, pour les entreprises qui veulent conserver la main sur leur infrastructure, qu’en mode SaaS. Cela le rend très adaptable aux entreprises qui souhaitent un modèle hybride pour concilier le meilleur des deux mondes.
IBM a une très longue tradition du déploiement On-Premise, et c’est toujours une option forte pour les très grandes entreprises qui ont des besoins de contrôle absolu. Cependant, IBM a massivement investi dans le cloud et propose désormais des solutions SaaS complètes, notamment via son cloud public. Il est également très à l’aise dans les architectures hybrides, ce qui lui permet de répondre aux besoins les plus complexes.
Box est le parfait exemple du modèle Cloud (SaaS). L’intégralité de son service est proposée sous forme d’abonnement et il n’y a pas d’installation sur site à prévoir. C’est ce qui fait sa force et sa simplicité de déploiement. Ce modèle permet une accessibilité totale et des mises à jour constantes. En contrepartie, le contrôle sur les données est délégué à Box, ce qui peut être un point de vigilance pour certaines entreprises.
Flower Docs a été conçu dès l’origine pour le modèle Cloud (SaaS) et est souvent déployé de cette manière pour sa simplicité. Néanmoins, il est suffisamment flexible pour être hébergé sur des serveurs privés, et il excelle dans les environnements hybrides, où il sert souvent d’interface moderne pour des documents stockés sur des systèmes On-Premise plus anciens (comme FileNet ou Alfresco), en tirant parti de ses connecteurs.
Arondor a également développé son service cloud pour vous aider au mieux à migrer en Saas !
Fonctionnalités clés à rechercher
Les étapes pour implémenter un logiciel de GED avec succès
Le succès d’un projet de GED repose sur trois étapes cruciales après le choix du logiciel : la préparation et la migration des données, la configuration et les tests, et enfin, la formation des utilisateurs.
1. Préparation du projet et migration des données
Cette étape est la fondation de votre projet. Avant de migrer quoi que ce soit, il faut définir une stratégie claire. Commencez par faire le tri dans vos documents actuels.
- Quels sont ceux qui sont essentiels ?
- Lesquels peuvent être archivés ou supprimés ?
Une fois ce tri fait, vous devez structurer vos données en définissant une arborescence de classement logique et un plan d’indexation. Cela facilitera la migration et la recherche future des documents.
La migration des données est une étape technique et sensible. Il ne s’agit pas simplement de copier des fichiers, mais de les importer dans la nouvelle GED avec toutes leurs métadonnées associées. Cela peut se faire par étapes, en commençant par un petit volume de données pour valider le processus avant de migrer l’ensemble des archives. Cette approche progressive minimise les risques d’erreurs et de pertes de données.
2. Configuration, personnalisation et tests
Une fois que le logiciel est en place, c’est le moment de le paramétrer pour qu’il réponde exactement à vos besoins. Cette phase inclut la configuration des utilisateurs et de leurs droits d’accès, en définissant avec précision qui peut voir, modifier ou supprimer quels documents.
C’est aussi à ce moment-là que vous personnalisez les workflows. Par exemple, vous pouvez automatiser un circuit de validation pour les factures ou les contrats, afin qu’ils passent automatiquement d’un service à l’autre. Une fois que tout est paramétré, il est indispensable de faire des tests rigoureux. Assurez-vous que les workflows fonctionnent correctement, que la recherche est efficace et que tous les utilisateurs peuvent accéder aux documents dont ils ont besoin.
3. Formation des utilisateurs et accompagnement au changement
C’est la partie la plus critique pour garantir le succès de votre projet. Un logiciel, même le plus performant, ne servira à rien s’il n’est pas utilisé correctement. La formation des utilisateurs doit être bien plus qu’une simple présentation : elle doit être pratique, basée sur des cas concrets propres à votre métier.
En parallèle, il est crucial de mettre en place un plan d’accompagnement au changement. L’arrivée d’une GED modifie les habitudes de travail, ce qui peut créer des réticences. L’objectif est de montrer aux employés les bénéfices concrets de l’outil pour leur quotidien, en répondant à leurs questions et en les impliquant dans le processus. Un projet pilote sur un service avant un déploiement général peut être un excellent moyen de valider l’approche et de désigner des ambassadeurs internes pour promouvoir le nouvel outil.
La GED, un investissement stratégique pour l’avenir
Il est clair que choisir sa solution de GED ne se résume pas à sélectionner un logiciel sur catalogue. La véritable réussite d’un tel projet se trouve dans la méthode. C’est en alignant précisément les besoins de l’entreprise sur la solution technique que l’on passe d’un simple achat à un investissement véritablement transformateur.
Pour y parvenir, il faut d’abord comprendre sa propre organisation en identifiant ses processus métiers et ses volumes de documents. C’est cette compréhension qui permet ensuite de définir des objectifs concrets et mesurables, servant de boussole tout au long du projet. Le choix final se fait alors sur un socle solide, en comparant les fonctionnalités, le modèle de déploiement et le coût total de possession.
Enfin, une fois le choix fait, c’est l’implémentation et l’accompagnement humain qui scelleront le succès. Car au-delà des technologies, une GED performante est celle qui est adoptée par les équipes, fluidifie leurs tâches et leur permet de se concentrer sur ce qui compte vraiment. C’est là que réside la vraie valeur d’une bonne solution.
| Besoin de conseils ? Contactez-nous |



Commentaires récents