La QVCT, une histoire qui dure depuis presque 60 ans 

Même si la semaine de la Qualité de Vie et des Conditions de Travail (QVCT) est terminée, c’est une occasion d’écrire un article sur ce qu’est réellement la QVCT

Donnons en quelques éléments d’Histoire. L’Histoire a dénut au niveau international. La QVCT ne s’est pas toujours nommée ainsi. Nous parlions de Qualité de Vie au Travail (QVT) qui est apparue aux Etats Unis dans les années 1970, “Quality of Working Life”. A cette époque, les employeurs ont commencé à comprendre pourquoi le bien être des collaborateur.ices était important mais ne se sont concentrés, dans un premier temps, que sur l’amélioration des conditions physiques du travail. Ce n’est que plus tard que l’aspect psychologique à été pris en compte. 

En 1972 se tient la première conférence internationale sur la QVT à New York et l’expression est consacrée. Un Conseil international sur la QVT est institué à la même époque et le Conseil a proposé une définition du terme en se fondant sur l’intégrité physique, l’intégrité psychique, le développement du dialogue social et l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. En 1975, Eurofound ou la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail a également été créée. 

Venons en à la France qui a agit elle aussi en créant l’Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail (ANACT) en 1973. La QVT été encore centrée sur la prévention des risques et non dans l’action directe en faveur du bien être des collaborateur.ices. A partir des années 2000, la santé mentale, les risques psychosociaux (RPS), les troubles musculo-squelettiques (TMS) entre autres ont fait irruption dans le débat sur la QVT qui est alors entrée dans les accords d’entreprise et enfin dans l’accord national interprofessionnel (ANI) en 2013 et dans le Code de la sécurité sociale par la même occasion. Nous sommes passés de la QVT à la QVCT en 2020 avec un autre ANI : “Pour une prévention renforcée et une offre renouvelée en matière de santé au travail et conditions de travail”. Cet accord, en introduisant le terme de “conditions de travail” marque un point d’amélioration concernant le travail en général et de ses conditions. Autrement dit, fini le temps du care-washing, les corbeilles de fruits et le baby-foot ne suffisent plus. Le temps est à l’amélioration durable des moyens, des cadres, du sens des missions, de la santé des collaborateur.ices qui sont pleinement placé.es au centre des politiques de QVCT

Mais qu’en est-il aujourd’hui en France ? Selon le baromètre annuel de l’Observatoire de la Qualité de Vie au travail publié en 2024 : 

  • 33% des collaborateur.ices ne sont pas satisfaits de la QVCT de leur entreprise ; 
  • 49% trouvent que le niveau de QVCT de leur entreprise se détériore ;
  • 2 collaborateur.ices sur 3 indiquent qu’ils rencontrent des difficultés physiques et psychologiques liées au travail ;
  • 44% sont insatisfaits de la transparence et de la communication dans leur entreprise ;
  • 46% regrettent l’absence de reconnaissance de leur travail ;

Toujours en 2024, une étude d’Ipsos x Qualisocial établissait que 54% des collaborateur.ices français interrogé.es considèrent la QVCT comme prioritaire et 34% comme importante. Toujours selon l’étude, 61% des entreprises avec une politique QVCT constatent un effet bénéfique sur la santé mentale de leurs collaborateur.ices. Enfin, ce qui les impacte le plus est la qualité des relations de travail, l’équilibre vie professionnelle et vie personnelle, l’autonomie et la variété des missions. 

Les chiffres parlent d’eux mêmes, la QVCT est en enjeu central dans notre vie professionnelle quotidienne. Êtes vous finalement familier.ère avec cet engagement profond que chaque entreprise doit prendre en faveur de ses collaborateur.ices ? Fondement, acteurs, cadre légal, bénéfices, méthode et perspectives. Une fois cet article lu vous aurez des clés de lecture de cette fameuse QVCT au centre des stratégies d’entreprise et véritable levier de performance durable au service du bien être des collaborateur.ices.   

La cours de récrée de la QVCT

Ses fondements

L’avènement de la QVCT s’est fondée sur six piliers qui en déterminent son essence et qui sont consacrés par l’ANACT.

  1. Le contenu du travail : on parle alors d’organisation, de contenu et de réalisation du travail. Ce pilier sert à garantir à tous les collaborateur.ices les moyens pour effectuer leur travail dans les meilleures conditions possibles (matérielles, physiques, temporelles) ce qui inclut l’autonomie, l’adaptation de la charge de travail, la clarté des missions, l’intérêt des tâches ou encore l’équilibre vie professionnelle et vie personnelle.
  2. La santé au travail : l’accent est mis sur la prévention primaire des risques professionnels soit la prévention des risques psychosociaux (RPS), l’ergonomie des postes, le droit à la déconnexion etc. Il s’agit aussi de s’assurer que l’organisation du travail et le management contribuent à la santé au travail des collaborateur.ices et à leur développement.
  3. Le projet d’entreprise et le management : il faut que chacun et chacune trouve du sens dans son travail en lien avec le projet d’entreprise et que tout le monde puisse mener son activité de manière efficace et satisfaisante avec l’écoute et le soutien de son manager. Il faut alors imaginer reconnaissance, management bien bienveillant, adéquation avec les valeurs ou la politique RSE, bonne communication interne etc.
  4. Le dialogue social et professionnel : dialogue social pour plusieurs choses comme la facilitation de parler au travail entre les équipes, les managers ou le CSE dans l’intention d’améliorer la politique QVCT
  5. L’égalité professionnelle : dans l’intention d’assurer un accès égal à la QVCT pour tous les collaborateur.ices mais aussi de garantir la diversité et l’inclusion.  
  6. Les compétences et parcours professionnel : il s’agit ici de formation continue, de perspectives d’évolution par exemple dans l’intention de permettre à toutes et à tous de s’épanouir au travail et d’envisager leur avenir professionnel. 

 

Ses acteurs

Il est maintenant venu le temps de se demander quel est le rôle de chacun dans la QVCT au sein d’une entreprise.  

  • La Direction : elle définit les orientations stratégiques de l’entreprise en matière de QVCT, porte la démarche au plus haut niveau de l’organisation et veille à la mobilisation des ressources humaines, matérielles et financières nécessaires à sa mise en œuvre.
  • Le service des Ressources Humaines : il pilote et coordonne les actions liées à la QVCT, en assure la cohérence avec les politiques de l’entreprise et suit les indicateurs permettant d’évaluer leur efficacité.
  • Les managers : acteurs de proximité, ils jouent un rôle essentiel dans la mise en œuvre de la démarche en favorisant le dialogue avec les collaborateurs, en identifiant les difficultés rencontrées et en apportant des réponses adaptées dans les meilleurs délais.
  • Le Comité Social et Économique (CSE) et les représentants du personnel : ils participent au dialogue social, contribuent à la négociation d’accords relatifs à la QVCT et portent la voix des collaborateurs auprès des instances décisionnelles en s’appuyant sur des analyses et remontées du terrain.
  • Les collaborateurs : ils sont des acteurs à part entière de la démarche en partageant leurs expériences, en signalant les difficultés rencontrées, en proposant des pistes d’amélioration et en alertant sur les situations susceptibles de présenter des risques pour la santé ou les conditions de travail.
  • Les services de prévention et de santé au travail : ils apportent leur expertise dans l’identification, l’évaluation et la prévention des risques professionnels. Ils accompagnent l’entreprise dans la mise en place de mesures visant à préserver la santé physique et mentale des collaborateurs et à améliorer durablement leurs conditions de travail.

 

Son cadre légal

L’employeur a des obligations légales en ce qui concerne la QVCT et, nous l’avons vu, c’est consacré dans la loi. 

Premièrement, il a un obligation de prévention des risques professionnels et de proposer les moyens adéquats pour la sécurité de ses collaborateur.ices. Il faut aussi que leur employer les informe sur les mesures existantes et sur les risques liés au travail. Un des objectifs de cette action est, par exemple, de prévenir les maladies professionnelles, les accidents du travail, la surcharge de travail et de protéger la santé tant physique que mentale des collaborateur.ices dont les RPS. Cette obligation de sécurité est régie par l’article L4121-1 du Code du travail qui rappelle les principes de prévention.

Les obligations de l’employeur varient en fonction des effectifs. 

  • Moins de 50 salariés : les entreprises sont tenues de respecter les principes généraux de prévention et de sécurité. Elles doivent mettre à jour leur Document Unique d’Evaluation des Risques Professionnels (DUERP), implémenter des mesures de prévention concernant, par exemple, les RPS, les troubles musculo-squelettiques, la sécurité, la charge mentale. Elles doivent également impliquer leurs collaborateur.ices dans les démarches d’amélioration continue des conditions de travail.
  • De 50 à 249 salariés : à partir de cet effectif, des obligations s’ajoutent avec l’imposition de la mise à jour annuelle du DUERP, avec archivage sur 40 ans, l’élaboration d’un plan d’action QVCT pluriannuel, la tenue de Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) avec les représentants du personnel qui portent sur l’égalité professionnelle, la rémunération, la durée du travail, et la QVCT. Enfin, il leur faut consulter le CSE sur les conditions de travail, la santé et la sécurité.
  • 250 salariés et plus : dans ce cas de figure, les entreprises se voient imposer la mise en place de mesures supplémentaires comme la création d’une Commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT), la création et le suivi d’indicateurs clés en matière de QVCT et l’intégration du Passeport prévention dans les parcours de formation (recense toutes les formations en matière de santé et de sécurité au travail suivies par les collaborateur.ices) . Ces grandes entreprises peuvent avoir des audits de leurs mesures et de conformité du DUERP. 

Ces obligations marquent bien la volonté d’inscrire la QVCT dans une logique stratégique et opérationnelle, tout cela en coconstruction avec les représentants du personnel ou CSE pour l’amélioration continue de la santé et de la sécurité des collaborateur.ices au quotidien. On peut parler de responsabilisation de l’employeur avec une redevabilité envers ses équipes. 

Si l’employeur ne se conforme pas à cette obligation de sécurité, il peut se voir sanctionner civilement ou pénalement.

 

La QVCT sert à quoi ? 

Une fois les bases posées, on peut se demander oui mais pourquoi tout cela ? Pourquoi investir dans une démarche de QVCT ? Les avantages sont multiples et variés autant pour les collaborateur.ices que pour leurs employeurs. Nous imaginons bien les avantages que la QVCT procure aux collaborateur.ices alors arrêtons nous sur les entreprises.

 

Une productivité accrue 

Selon les chiffres donnés par Les Echos, un.e collaborateur.ice travaillant dans de bonnes conditions serait jusqu’à 30% plus productif.ve. 

Une politique QVCT développée et solide engendre une baisse de la désorganisation en clarifiant les tâches qui incombent à chacun et chacune et contrôlant la charge de travail des collaborateur.ices. Quand le cadre est clair et supportable avec des moyens appropriés, les équipes sont à même de fournir un travail de qualité. 

Outre l’organisation, l’optimisation des conditions de travail, c’est-à-dire des besoins physiques, comme la prévention des TMS, et des besoins psychologiques, comme la prévention des risques psychosociaux, la QVCT améliore l’efficacité et la concentration de manière générale. 

L’augmentation de la productivité signifie aussi des arrêts de travail moins longs ou une réduction de l’absentéisme et ainsi la réduction des coûts qui pèsent sur l’entreprise. 

 

Une entreprise plus attractive

Dans ce cadre, la QVCT est un élément clé de ce que l’on appelle la marque employeur qui œuvre pour l’attractivité des entreprises sur le marché du travail. 

Aujourd’hui, les candidats s’attachent à choisir une entreprise aussi pour son environnement de travail bienveillant et tourné vers le bien être des collaborateur.ices. On parle de partage des valeurs, de l’engagement de l’entreprise et du soutien offert à ses équipes tant sur l’aspect physique que sur l’aspect psychologique. Ceci permet, par ailleurs, de réduire le turn over et de réduire les coûts liés au recrutement. 

Outre l’attraction, on peut parler de la rétention des talents. La QVCT est un argument pour retenir les collaborateur.ices en créant un climat propice certes à la performance mais aussi au bien être physique et mental, par une communication ouverte, l’écoute, la valorisation de leur travail et le soutien à l’initiative. Un.e collaborateur.ices qui se sent épanoui.e dans son travail est un.e collaborateur.ice qui témoigne d’un sentiment d’appartenance et d’engagement et cela cultive une culture d’entreprise saine et bienveillante. On peut dire fini le présentéisme.  

 

Un climat propice à l’innovation 

Les Echos donnent un chiffre parlant : un.e collaborateur.ices travaillant dans de bonnes conditions serait jusqu’à 55% plus créatif. 

Le climat de sécurité psychologique pouvant être créé par un meilleur équilibre vie professionnelle et vie personnelle libère la créativité. Moins de stress veut dire pouvoir se consacrer à ses tâches professionnelles favorisant alors la prise d’initiatives, la créativité et donc l’innovation, là encore, au service de l’entreprise. Les besoins individuels satisfaits par des conditions de travail adaptées, les collaborateur.ices sont plus sujet.tes à mieux s’adapter aux exigences du marché qui évoluent continuellement. 

Pour résumer, la mise en place de bonnes pratiques en matière de QVCT, la bonne communication favorisant une bonne collaboration et un sentiment d’appartenance, la mise en marche du mécanisme d’innovation contribuent directement à l’augmentation de la productivité et ainsi participent à la croissance de l’entreprise. La QVCT permet à la fois de prévenir mais aussi de déceler les risques avant qu’ils ne deviennent irréversibles et que cela n’engendre des coûts sociaux, juridiques ou opérationnels.  

 

QVCT, par quoi on commence et comment la suivre ? 

Les étapes essentielles de la construction d’une politique QVCT 

Mettre en place une démarche de QVCT, nous l’avons vu, est une obligation pour les entreprises quelque soit leur taille. Mais pour s’y conformer, il faut un plan clair et établi qui a vocation à évoluer en fonction des différents risques et besoins identifiés. Quelles sont les étapes ?  

  1. La phase de préparation et de cadrage : définir les orientations de la démarche QVCT et mettre en place une gouvernance dédiée, par exemple à travers la création d’un comité de pilotage réunissant la Direction et les représentants du personnel ;
  2. Le diagnostic de la situation existante : réaliser un état des lieux à l’aide d’outils tels que des questionnaires anonymes, des entretiens ou des audits internes afin d’identifier les principaux enjeux (charge de travail, clarification des rôles, qualité de la communication, etc.), les actions déjà en place ainsi que les axes d’amélioration prioritaires ;
  3. La co-construction du plan d’action : associer les collaborateurs à la définition des solutions à travers des ateliers de travail ou des groupes de réflexion, afin d’élaborer des mesures adaptées aux besoins identifiés (formation managériale, amélioration des conditions de travail, élaboration de chartes internes, etc.) ; 
  4. L’expérimentation et l’ajustement des mesures : tester les actions envisagées auprès d’un groupe ou d’une équipe pilote, recueillir les retours d’expérience et procéder aux ajustements nécessaires avant un déploiement à l’échelle de l’entreprise ;
  5. Le suivi et l’évaluation des indicateurs : mesurer régulièrement l’efficacité des actions mises en œuvre à l’aide d’indicateurs pertinents afin de s’assurer de l’atteinte des objectifs fixés ;
  6. L’amélioration continue de la démarche : adapter et faire évoluer la politique QVCT en tenant compte des retours des collaborateurs et des résultats observés, afin de répondre durablement aux besoins et aux attentes exprimés.

Tout au long de la démarche de construction et de déploiement d’une politique de QVCT, il est essentiel de sensibiliser et de former l’ensemble des parties prenantes, en particulier les collaborateurs, afin de garantir une appropriation effective des actions mises en œuvre et leur traduction concrète dans les pratiques quotidiennes. Par ailleurs, une communication claire, régulière et transparente constitue un levier indispensable de réussite. En favorisant la confiance, en valorisant les avancées et les réussites obtenues, et en partageant les évolutions de la démarche, elle contribue à mobiliser durablement l’ensemble des acteurs, tant en interne qu’en externe.

 

Les indicateurs à suivre

Pour la réussite d’une politique QVCT, il est impératif d’en suivre les indicateurs clés, variables d’ajustement constant et d’amélioration continue se basant sur des données mesurables et concrètes. Citons en quelques uns : 

  • Taux de turnover ;
  • Taux d’absentéisme ;
  • Ancienneté moyenne ;
  • Nombre de demandes de formation ;
  • Taux de promotions internes ; 
  • Nombre d’accidents liés au travail ;
  • Taux de burnout déclarés ;
  • Nombre de démissions ; 
  • Nombre de demandes d’aménagement de poste ;
  • Taux de participations aux enquêtes internes ;
  • Taux de satisfaction des collaborateur.ices (par exemple score aux évaluations type HappyatWork ou autres solutions de mesure du bien être des collaborateur.ices au sein de l’entreprise) ;
  • Nombre d’audit RPS ;
  • Nombre de candidatures reçues ;
  • Etc. 

 

Que peut-on mettre en place ?

De multiples initiatives pour œuvrer en faveur du bien être des collaborateur.ices, de leur développement professionnel et de l’amélioration de leurs conditions de travail peuvent être mises en place simplement et dans toutes les entreprises. En voilà quelques unes : 

  • Publier l’index de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ; 
  • Communiquer et mettre à disposition du DUERP ;
  • Élaborer et déployer un plan d’actions dédié à la prévention des RPS ; 
  • Favoriser la flexibilité dans l’organisation du travail et veiller à l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle (aménagement des horaires, télétravail, etc.) ;
  • Garantir un environnement de travail de qualité et des équipements adaptés aux besoins des collaborateurs (ergonomie des postes, espaces de collaboration, lieux de restauration, qualité de l’air, confort acoustique, etc.) ; 
  • Développer des initiatives contribuant à la convivialité et au bien-être au travail (événements d’entreprise, espaces de détente, collations, qualité de l’éclairage, etc.) ; 
  • Clarifier les rôles, responsabilités et périmètres d’intervention de chacun au sein de l’organisation ; 
  • Échanger régulièrement avec les collaborateurs sur leurs objectifs, leur charge de travail, les modalités d’organisation et les conditions de réalisation de leurs missions ;
  • Associer les collaborateurs aux projets et aux décisions ayant un impact sur leur activité ; 
  • Encourager l’autonomie et la prise d’initiative dans l’exercice des fonctions ; 
  • Former les managers et les représentants du personnel aux enjeux de prévention des risques professionnels ; 
  • Intégrer la démarche de QVCT dans les projets stratégiques de l’entreprise, notamment en lien avec les engagements RSE ;
  • Promouvoir un management bienveillant, à l’écoute et facilitateur ; 
  • Soutenir les pratiques de travail collaboratif telles que le tutorat, le partage de connaissances et l’entraide ;
  • Mettre en place et animer des espaces de dialogue et d’échange autour du travail ;
  • Veiller à la qualité du dialogue social et au respect des règles qui l’encadrent ;
  • Prévenir toute forme de discrimination, de harcèlement ou de violence au travail.
  • Lutter contre les inégalités en matière de conditions de travail, d’emploi et d’évolution professionnelle ;
  • Structurer les processus de recrutement et d’intégration afin de favoriser l’accueil et l’accompagnement des nouveaux collaborateurs ;
  • Définir un plan de développement des compétences et proposer des actions de formation adaptées aux besoins identifiés ;
  • Mettre en œuvre toute autre initiative contribuant à l’amélioration durable de la qualité de vie et des conditions de travail ;

 

La QVCT, matière incontournable et en constante mutation 

Tout au long de cet article, j’ai essayé de montrer combien la QVCT est non seulement importante mais obligatoire et nécessaire au bon fonctionnement d’une entreprise et au bien être et engagement de ses collaborateur.ices. La QVCT n’est pas un projet avec une date de fin, c’est une culture d’entreprise à nourrir au quotidien. 

Arondor a fait le choix de mettre la QVCT au centre de ses préoccupations et de ses différentes politiques même connexes. Outre le respect de nos obligations légales, la publication de notre index d’égalité professionnelle, la mise à jour du DUERP, la création d’une charte de télétravail, les NAO et autres instances de dialogue social, nous plaçons le bien être de nos collaborateur.ices au-dessus de toute considération. Nous avons adapté notre environnement et espaces de travail de manière ergonomique et ludique, nous interrogeons tous les ans nos collaborateur.ices sur leur bien être au sein de l’entreprise et prenons des mesures correctives. Le taux de turnover d’Arondor est de 5,8%, ce qui nous enjoint à dire que notre politique QVCT, même si tout est toujours perfectible, est de qualité. Nous sensibilisons nos collaborateur.ices à différents sijuets de la QVCT, la santé mentale et le burn out en sont des exemples. A l’occasion de la semaine QVCT de juin 2026, nous avons diffuser des affiches sur des messages clés et un guide QVCT complet à tous nos collaborateur.ices 

Comme pour toutes les entreprises, nous allons faire face à des attentes précises pour 2026 comme la prévention des RPS, devenus le premier pilier de la QVCT, ensuite la flexibilité et l’équilibre vie professionnelle et vie personnelle suivis de la reconnaissance du travail et l’écoute et enfin l’aménagement de l’environnement de travail. Les tendances sont au travail hybride, la santé mentale, l’expérience collaborateur.ice mais aussi à l’introduction de l’IA dans le travail quotiden, vaste sujet qui pourrait faire l’objet d’un autre article.